Lundi 20 juin 2005

Voici le texte du tract diffusé devant la chambre départementale des notaires à Saint Brieuc le 16 avril dernier.

Le collectif A-Stroll (Ensemble pour le Trégor Goelo), après avoir été à l’initiative du rassemblement du 19 février contre la spéculation immobilière décide de continuer sa campagne sur les problèmes de droit au logement. La chambre départementale des notaires s’est sentie elle aussi obligée de se positionner face à la flambée des prix. La proposition de son chargé de communication qui consiste à inviter les Bretons à déserter les zones côtières et urbaines pour se replier dans les zones les plus rurales en attendant une éventuelle et imprévisible baisse des prix en dit long sur la volonté de cette caste de continuer à vendre la terre des Bretons aux plus offrants.

Nous l’avions promis, nous n’en resterons pas là, notre campagne va donc s’accentuer et trouver un nouveau souffle

 

Nous l’articulerons sur quatre axes :

 

- Non à l’exclusion sociale : la flambée des prix de l’immobilier en Bretagne provoque de facto une inégalité d’accès au logement. Les plus jeunes, les moins fortunés qu’ils cherchent à louer ou acheter ne peuvent suivre et accéder au logement de leur choix. La mise en place d’un établissement public foncier annoncé par le conseil régional est une bonne initiative mais elle nous semble limitée particulièrement en raison du manque de capacité financière. Les forces politiques siégeant dans cette institution soulignent elles-mêmes que les sommes allouées à cette EPF risquent d’être faibles. C’est pour cette raison qu’il faut accentuer la pression sur les autres institutions financées par l’argent des Bretons pour participer à cette initiative. C’est sur cet axe et sur la nécessité des élus municipaux de frapper de préemption les maisons, bâtiments et terrains en vente comme la loi les y autorise que nous travaillerons.

- Non à l’exclusion territoriale : la crise immobilière contribue à une répartition inégale des populations sur le territoire breton. L’accès aux côtes (y compris pour ceux qui y travaillent) ou aux centres urbains devient impossible aux plus modestes, les poussant à l’intérieur des terres, où malheureusement les services publics d’enseignement, de services, de transports sont déjà bien malmenés, voire inexistants.

- Non à l’exclusion linguistique : la sous-préfecture de Guingamp a mis en place un réseau de fonctionnaires anglophones pour faciliter l’accès de ces locuteurs dans les services de l’état. C’est de facto une co-officialisation de la langue anglaise dans la vie publique sur l’initiative de représentants de l’état français qui refusent ce droit à la langue bretonne qui est exclue de la vie publique. L’hypocrisie de cette situation n’échappe à aucun défenseur de la langue bretonne puisque c’est au nom de l’article 2 de la constitution française que ce non statut est justifié. Pourtant cet article 2 a été prétendument adopté pour protéger la langue française de … l’influence de l’anglais ! Le sous-préfet de Guingamp a explicitement justifié cette initiative par le fait que les nouveaux arrivants britanniques constituaient « une richesse pour le centre-bretagne ». Les bretons dont le salaire moyen est inférieur à la moyenne française ne sont donc pas assez riches pour que sur leur propre territoire national leur langue aie le droit de cité dans les institutions malgré la volonté populaire (cf le vote à l’unanimité des élus du Conseil régional en faveur du plan de sauvegarde pour la langue bretonne). Droit démocratique élémentaire pourtant reconnu partout ailleurs en Europe pour de nombreuses petites nations. Cette situation est intolérable pour les bretons et leur langue. De même les travailleurs turcs ou pakistanais vivant en Bretagne n’ont pas le droit au même traitement dans leurs démarches administratives. Il faut que cette discrimination linguistique cesse !

- Non à l’exclusion politique : les nouveaux arrivants de la communauté européenne peuvent prendre part aux élections locales et siéger comme conseillers municipaux et se présenter aux élections européennes. Malgré les promesses des socialistes, force est de constater que les immigrés non issus d’un état membre de l’UE sont privés de ce droit, y compris aux élections locales. L’égalité des droits civils pour tous est une exigence démocratique sur laquelle nous ne transigerons pas.

 

       Il est temps de se mobiliser sur le problème de la spéculation immobilière                     qui nous concerne tous.                                                                                                                                                 Ensemble nous pouvons inverser la tendance.

 

Si vous voulez contacter A-Stroll : 06 81 05 50 95

 

 

 

Par treger-goelou - Publié dans : a-stroll
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