Voici le texte du tract diffusé devant la chambre départementale des notaires à Saint Brieuc le 16 avril dernier.
Le collectif A-Stroll (Ensemble pour le Trégor Goelo), après avoir été à linitiative du rassemblement du 19 février contre la spéculation immobilière décide de continuer sa campagne sur les problèmes de droit au logement. La chambre départementale des notaires sest sentie elle aussi obligée de se positionner face à la flambée des prix. La proposition de son chargé de communication qui consiste à inviter les Bretons à déserter les zones côtières et urbaines pour se replier dans les zones les plus rurales en attendant une éventuelle et imprévisible baisse des prix en dit long sur la volonté de cette caste de continuer à vendre la terre des Bretons aux plus offrants.
Nous lavions promis, nous nen resterons pas là, notre campagne va donc saccentuer et trouver un nouveau souffle
Nous larticulerons sur quatre axes :
- Non à lexclusion sociale : la flambée des prix de limmobilier en Bretagne provoque de facto une inégalité daccès au logement. Les plus jeunes, les moins fortunés quils cherchent à louer ou acheter ne peuvent suivre et accéder au logement de leur choix. La mise en place dun établissement public foncier annoncé par le conseil régional est une bonne initiative mais elle nous semble limitée particulièrement en raison du manque de capacité financière. Les forces politiques siégeant dans cette institution soulignent elles-mêmes que les sommes allouées à cette EPF risquent dêtre faibles. Cest pour cette raison quil faut accentuer la pression sur les autres institutions financées par largent des Bretons pour participer à cette initiative. Cest sur cet axe et sur la nécessité des élus municipaux de frapper de préemption les maisons, bâtiments et terrains en vente comme la loi les y autorise que nous travaillerons.
- Non à lexclusion territoriale : la crise immobilière contribue à une répartition inégale des populations sur le territoire breton. Laccès aux côtes (y compris pour ceux qui y travaillent) ou aux centres urbains devient impossible aux plus modestes, les poussant à lintérieur des terres, où malheureusement les services publics denseignement, de services, de transports sont déjà bien malmenés, voire inexistants.
- Non à lexclusion linguistique : la sous-préfecture de Guingamp a mis en place un réseau de fonctionnaires anglophones pour faciliter laccès de ces locuteurs dans les services de létat. Cest de facto une co-officialisation de la langue anglaise dans la vie publique sur linitiative de représentants de létat français qui refusent ce droit à la langue bretonne qui est exclue de la vie publique. Lhypocrisie de cette situation néchappe à aucun défenseur de la langue bretonne puisque cest au nom de larticle 2 de la constitution française que ce non statut est justifié. Pourtant cet article 2 a été prétendument adopté pour protéger la langue française de
linfluence de langlais ! Le sous-préfet de Guingamp a explicitement justifié cette initiative par le fait que les nouveaux arrivants britanniques constituaient « une richesse pour le centre-bretagne ». Les bretons dont le salaire moyen est inférieur à la moyenne française ne sont donc pas assez riches pour que sur leur propre territoire national leur langue aie le droit de cité dans les institutions malgré la volonté populaire (cf le vote à lunanimité des élus du Conseil régional en faveur du plan de sauvegarde pour la langue bretonne). Droit démocratique élémentaire pourtant reconnu partout ailleurs en Europe pour de nombreuses petites nations. Cette situation est intolérable pour les bretons et leur langue. De même les travailleurs turcs ou pakistanais vivant en Bretagne nont pas le droit au même traitement dans leurs démarches administratives. Il faut que cette discrimination linguistique cesse !
- Non à lexclusion politique : les nouveaux arrivants de la communauté européenne peuvent prendre part aux élections locales et siéger comme conseillers municipaux et se présenter aux élections européennes. Malgré les promesses des socialistes, force est de constater que les immigrés non issus dun état membre de lUE sont privés de ce droit, y compris aux élections locales. Légalité des droits civils pour tous est une exigence démocratique sur laquelle nous ne transigerons pas.
Il est temps de se mobiliser sur le problème de la spéculation immobilière qui nous concerne tous. Ensemble nous pouvons inverser la tendance.
Si vous voulez contacter A-Stroll : 06 81 05 50 95
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Commentaires